[DAOC] Contes et Légendes d'un Clerc d'Albion (Par Eto DemerZel)

Aller en bas

[DAOC] Contes et Légendes d'un Clerc d'Albion (Par Eto DemerZel)

Message par Merisel Faradhreia le Mer 13 Juil - 1:44

Une âme morte a écrit:
Gratien, dois je te remercier ou te haïr ? Depuis 6, ou peut être 6000 ans je n'ai jamais trouvé la réponse à cette question.

Le dernier souvenir que j'ai est bien terrible. Cette fois là j'ai bien été téméraire, je te pourchassais, je savais que tu en voulais, encore une fois, aux Écuyers d’Amesbury. Mais je n'étais pas prêt, le jour ou j'ai trouvé ta dague ornée de ce bijou couleur mauve.
J'avais vaguement appris sont fonctionnement sans être vraiment sur d'en comprendre la sens. Quoi qu'il en soit, sans préparation, sans prévenir personne j'ai psalmodié l'incantation et tout est devenu trouble, une tornade d'éther mauve m'enveloppa et n'aspira dans le joyau.
Ou étais-je ? Je n'eus pas le temps de le savoir, trop épuisé par l'incantation et par le voyage incroyable qui en résulta, tu m'as capturé tel un vulgaire youpi-banane de Cornouaille.
Sortant peu à peu de l'état second je reconnu l'endroit pour l'avoir parcouru des milliers de fois, finalement une pointe d'espoir surgit, on se trouvait dans les collines de Camelot. Enfin ce lieu y ressemblait étrangement, mais quelque chose clochait sans que je sache vraiment quoi.
Tu me tirais vers La Tombe de Mythra et encore groggy je ne pouvais rien faire, mes forces d’Highlander n'étaient pas encore revenue pour te mettre la correction que tu méritais, et le fait que tu avais lié mes mains avec une corde de bonne facture devait aussi y être pour quelque chose.
Le CIEL !!! Voilà ce qui clochait. Juste à l'entrée de la tombe, mon regard s'éleva vers la cime des arbres, et je compris que je n'étais pas dans Notre Albion, mais ailleurs, quelque part qui y ressemblait, les livres avaient raisons, le ciel n'était pas bleu moutonné de blanc, mais mouvant et mauve, du même mauve que le bijou sur la dague…
Je me trouvais dans une copie de notre monde, enfermé DANS le bijou serti sur la dague.
C'est ce que racontaient les livres que j'avais parcouru, et aussi incroyable que cela puisse paraître une telle magie existait. Mais l'avenir m'apprendra que la Vérité était bien plus extraordinaire.
Las, tu me trainais au travers des dédales suintants de la tombe, vers la salle la plus profondément encrée dans le sol là ou tu étais sur qu'aucun cris de ma part ne pourrait alerter quiconque.
Des jours, voire des semaines passèrent dans ce sordide tombeau. Les entraves magiques que tu avais tissées autour de moi m'empêchaient de tout mouvement, et pire de toutes incantations.
Je ne voyais pas bien ou ta soif de pouvoir voulait te mener, mais tu accumulas les captif au fil du temps, pour la plupart des pauvres hères tous enchaînés par tes sortilèges.

Ce jour là tu es arrivé, le regard hautain du triomphe sur le visage, vêtu de tes plus beaux atours de mage corrompu.
« Eto, l'heure ultime est arrivée, l'heure qui pointera ma gloire et ma nouvelle puissance, et aussi celle qui pointera ta fin, Clerc de malheur. »
Je ne pouvais répondre mais des noms d'oiseaux et de dieux déchus me venaient à l'esprit, quelle frustration de ne pouvoir les prononcer !
« Les livres anciens que j'ai découvert parlent d'une magie corrompue, interdite bien sur dans la pure Albion, mais qui apportera à celui qui la maîtrise un pouvoir incommensurable.
Et je serais celui là.
Quand on y pense c'est tellement simple, il suffit de s'approprier de l'essence vitale d'autrui ce qui augmente la puissance du mage qui incante. Comme ceci. »
D'un geste Gratien tends son bras vers un captif proche de lui, et un flux mauve se dessine entre lui et le prisonnier. Le flux tourbillonne et s'assombri au fur et à mesure que les onces de vie sont aspirées. Plus le sort fait effet plus la peau du prisonnier s'assombrie, se ratatine jusqu'à ce qu'il succombe simplement en tombant au sol inerte. Et tout ça dans le silence étouffant des catacombes, sans un cri ni pleurs. Si Gratien voulait m'effrayer il avait fort bien réussi. Un tel pouvoir ne pouvait qu'aller à l'encontre de mes principes enseignés par la voie de la Sainte Lumière, c'était l'exact inverse de ce qui faisait mes pouvoirs de Clerc.

Des bruits d'armures venaient de l'escalier. Un souffle d'espoir m'envahi, mais il fut de courte durée.
Oh c'était bien mes amis qui, je ne sais comment, avaient pu me rejoindre, la licorne sur le blason de ces combattants ne prêtait à aucune confusion.
Mais Gratien avait été plus rapide.
« NON ! Vous arrivez trop tard ! ».
Il se mit à crier et à étendre ses bras devant lui en psalmodiant.
Les flux mauve s'élançaient de ses bras dans toutes les directions. Pas un captif ne fut épargné, moi le premier.
La sensation était horrible. Cela ne fait même pas comme si on nous arrachait le cœur, c'est bien pire, c'est morceau par morceau, que le cœur est aspiré, que la force vitale s'amenuise en soit. Luter, coûte que coûte il fallait luter, même contre l'irrémédiable. Quoi de plus évident que de se tourner vers le Sainte Lumière, elle qui m'avait donné mes dons de guérisseur, pouvait elle m'aider dans cet ultime combat ?
Tout s'obscurcirait, les dernières paroles que j'ai entendu ce fut un déchirant « ETO !!! » prononcé par un de mes compagnon venu me sauver.
Je savais que pour moi il était trop tard, mais jamais je ne su s'ils réussirent à combattre Gratien et l'éliminer.
Pour moi je croyais que tout était joué.

Le néant, infini, incontournable, omniprésent. Et je me trouvais dedans.
Visiblement ma lutte n'avait pas été inutile. Je n'avais plus de force vitale, mais Gratien n'avait pas pu me prendre ce qui est le plus précieux chez un homme, son âme.
Et j'errais là dans ce néant, sous une forme immatérielle. Je pouvais me déplacer ou je voulais, mais dans le néant, tous les lieux se ressemblent, enfin c'est ce que je croyais.
Je n'avais presque plus de souvenirs, cette dernière lutte, des symboles, un cheval, des couleurs Rouge et Bleu, un visage blond souriant, la voix d'une gentille peste …
Que des morceaux de souvenirs épars, quelques noms, Albion, Camelot … Lumière …
Mais bon j'avais le temps de les retrouver ces souvenirs, en fait je n'avais plus que ça à faire ici.
C'est ce que je croyais...

Bien loin de là, dans la grande bibliothèque de Camelot, un petit nuage mauve s'insinuait entre deux livres et lorsqu'il se dissipa un nouveau volume était présent. Il était de couleur Bordeaux d'un coté et Bleu de l'autre, la reliure était couleur du blé, et sur la tranche était écrit : Contes et légendes d'un clerc d’Albion.
Personne n'avait rien remarqué.


avatar
Merisel Faradhreia

Messages : 223
Date d'inscription : 10/07/2011
Age : 46
Localisation : Région parisienne

Revenir en haut Aller en bas

Re: [DAOC] Contes et Légendes d'un Clerc d'Albion (Par Eto DemerZel)

Message par Merisel Faradhreia le Mer 13 Juil - 1:48

Une âme morte a écrit:
- Oncle Lothiel ! Oncle Lothiel !!
- Chut petite nièce, Chut ! On est dans la bibliothèque de Camelot, répondit il en souriant.
La jeune fille s’approchât de son oncle en lui tendant un magnifique livre couleur Bleu Roy et Rouge bordeaux, enluminé par des liserés d’or.
- Regarde ce que j’ais trouvé, Dis, je peux le prendre, Dis !
Le vieil homme prit le livre dans ces mains, à peine fut il en contact avec ses doigts qu’il sut que cet objet lui était familier, pourtant ce n’était pas du genre à lire… le titre écrit en lettre dorée le fit sourire : « Contes et légendes d’un Clerc d’Albion. »
- Hum … Il feuilleta quelques pages, lut quelques paragraphe et son sourire se dessina encore plus franc.
Oui fillette tu peux le prendre, mais pourquoi t’intéresses tu à CE livre là ?
- Et bien, il est joli … Dit la fillette d’une voix fluette … et tu sais bien cela parle de Clerc, comme pa… Elle hésita, et tu sais que je veux devenir un grande Clerc de ce royaume, maman dit que j’ai ça en moi. Un éclair de fierté traversa le regard de la fillette.
L’oncle baissa les yeux sur le livre quelques instants, releva sa tête et plongea son regard dans les yeux délicieux de la fillette.
- Alors oui tu pourras le prendre, un sourire mystérieux et un regard malicieux se dessina sur le visage du vieil homme.
Mais à une condition fillette …
- Laquelle ? S’enquit la jeune fille.
- Que tu n’en parles pas à ta mère, du moins pas tout de suite. Car elle ne t’a pas tout dit …
Dans ce livre, tu y apprendras des choses sur les clercs, mais aussi des choses sur toi, ou plutôt sur ta mère. Tu y liras des histoires allant de la plus insignifiante comme une balade en carriole, à la plus terrible ou la mort à sévit. Tu y découvriras les débuts d’un clerc dans ces terre d’Albion, comment il était fier de traverser les Plaines de Salysbury afin de guérir et relever ses compatriotes, tu y apprendras comment un Clerc Albionais à, au détour d’une colline dans la Forêt de Campacorentin, sauvé une charmante Scout Avalonienne.
La jeune fille interrompis son Oncle … Mais je connais cette histoire …
- Oui tu la connais c’est bien de ta mère dont il s’agit. Répondit-il en souriant.
Mais tu y liras d’autres histoires, tu y découvriras des batailles, pas toujours victorieuses et pas toujours avec des armes. Tu y découvriras que dans les terres d’Albion sont enfouis des choses bien plus effrayantes que des monstres. Dans ce livre tu y découvriras la valeur de l’amitié, comment il à aider à retrouver un être cher. Tu sauras pourquoi un homme qui à pourtant longtemps désiré rester seul à rejoint une guilde renommée par amour.
Dans ce livre tu apprendras que ta mère n’a jamais dit à ce Clerc qu’elle était enceinte, je crois qu’il ne s’en est jamais douté. Dans ce livre tu y apprendras l’histoire de ton père.
La fillette regarda éberluée son Oncle…
Le vieil homme lui pris délicatement la main…
Tu sauras pourquoi tu n’as jamais connu ton père, Tu y apprendras que tu as une sœur, car il a adopté une jeune sauvageonne qui a bien grandie depuis.
Je sais que ta mère t’a juste donné son nom, et bien avec ce livre, tu pourras connaitre son histoire, celle de mon frère.
L’homme pris la jeune fille qui éclatait en sanglot dans ses bras et la berça doucement.
Il est temps que tu sache, que tu sache pourquoi tu désire tant devenir Clerc d’Albion.
Si m'aïst Lumina, garde en mémoire ces mots, ce furent ceux de ton père, Que la lumière soit avec toi.
- N’ais crainte jeune fille, je parlerais à Phantom, il est grand temps que les choses soient dites.
Le vieil homme et la jeune fille bloti contre lui quittèrent la bibliothèque pour rejoindre leur foyer.

Dans les rayons, à l’emplacement ou se trouvait tout à l’heure le livre, un petit nuage violet fit son apparition, Les veloutes se dissipèrent et un nouvel exemplaire du livre avait pris la place du nuage. Personne n’avait rien remarqué.

avatar
Merisel Faradhreia

Messages : 223
Date d'inscription : 10/07/2011
Age : 46
Localisation : Région parisienne

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum